samedi 13 juin 2009

en marchant

Le soleil est encore haut, il est presque cinq heures, un vent doux accompagne mes pas, j'ai juste envie de faire un tour en ville.
Ce matin j'ai eu la surprise d'avoir mes règles, six mois que cela n'était plus arrivé. Hier encore je me disais que si j'avais su en janvier que c'était la dernière fois, j'aurais sans doute eu un pincement au cœur. Et ce matin pouf les voilà à nouveau, avec cette douleur lancinante aux reins que je n'ai que depuis un an.
Je marche donc, sans but réel, juste aller éventuellement voir s'il y a des escarpins jolis chez Minelli, et pourquoi pas, trouver une robe. Il fait chaud, je croise des gens qui ont tous l'air de vivre, est-ce que je vis encore ? Une brusque envie de pleurer, des larmes qui montent et dieu merci s'arrêtent juste avant de mouiller les yeux, mais que m'arrive t-il ?
Je regarde la vitrine, les chaussures sont soit rouges, soit jaunes. Je n'ai même pas envie de rentrer dans le magasin, je file chez somewhere. Là, quelques nouveautés, aucune robe qui pourrait m'aller. Un peu plus loin Monoprix, une jolie robe orange, longueur mi-molets. Et puis non !

Alors je rentre. J'irais tout de même acheter le pot de ciboulette et un pied de chèvre-feuille.

En suspendant le linge ce soir, je regarde un avion qui trace dans les nuages une marque rose. Je chantonne Holydays, j'aimerai pleurer.

samedi 9 mai 2009

de l'autre côté

Est-ce de savoir que j'ai maintenant parmi mes lecteurs, des collègues de mon bureau, qui fait que j'ai plus de mal à écrire sur mon autre blog ?
Alors je viens là, écrire ce qui me pèse, ou simplement les petites choses qui avant n'avaient guère de conséquence, mais qui pourraient sembler indigentes en étant lues comme si justement cela en avait excessivement.
Ici, personne ne vient pour l'instant me lire. Je reste solitaire, pas de traces laissées çà et là, juste moi !

vendredi 8 mai 2009

fille à papa

Elle est là parce qu'elle est fille de... Fille du patron simplement.
Alors, dès que l'on n'obtempère pas à ses ordres, elle fonce chez papa... elle a à peine vingt cinq ans, pas vraiment de personnalité, une culture aussi légère qu'une plume au vent, n'aime rien moins que montrer son ventre piercé.
Papa ne vient pas tout de suite, il pense peut être que nous ne ferons pas le lien, papa pense que nous sommes aussi dénués d'intelligence que fifille. Il vient, et l'air de rien, ordonne que l'on fasse ce que fifille ne voulait pas faire tout à l'heure, puis il repart.
Fifille pendant ce temps fait comme si de rien n'était. Une fois papa parti, elle se met à blablater comme on blablaterait entre copines, elle croit elle aussi que l'on est dupe, fifille croit que le monde est à l'image de ses deux neurones batifolant dans son cerveau.

Pauvre fifille !

les fesses

Alors, puisque mon incommensurable flemme fait que je ne bouge plus rien d'autre que mes dix doigts en pianotant sur mon clavier, il fallait bien que je trouve une solution pour réveiller mes fesses.
Sur vente.privée se vendait du slendertone. Depuis le temps que je rêvais de faire des muscles sans aucun effort.
Alors, ce matin, après avoir lu et relu le mode d'emploi, j'ai enfilé la fameuse culotte miracle, appuyé sur le bouton GO et mes muscles se sont fait pétrir voluptueusement.

Eh bien pour l'instant bien entendu je n'ai pas les fesses de Beyoncé, mais je trouve tout à fait jouissif la sensation délivrée par les électrodes.
Je vais essayer de me tenir à deux séances par jour afin de voir s'il y a vraiment des résultats.

vendredi 2 janvier 2009

nez pelé

L'esprit embrouillé par un rhume persistant, le nez pelé, le cheveux terne, l'année commence un peu lentement et mollement.
On dit que les douze premiers jours sont représentatifs des douze mois de l'année à venir... pour moi, janvier et février sont déjà à l'eau, pourvu que demain je me ressaisisse !

mercredi 31 décembre 2008

La photo

C'est un petit rectangle qui fait l'aller retour et prend à chaque passage une nouvelle couleur. L'imprimante est un cadeau, un cadeau qui semble plaire follement à celle qui l'a reçue.
Mais la photo dévoile une image que je ne soupçonnais pas. Me voilà jolie, moi qui me sens si grosse, si quelconque.
Je regarde, me regarde et souris.
Mon frère vient de me faire un très beau cadeau, me voir autrement qu'en engeance.

mardi 23 décembre 2008

Champagne

J'ai pris ma bouteille de champagne dans le sac, je l'ai rapportée chez moi, mise au réfrigérateur.
L'après-midi il me dit "les bouteilles reçues nous les mettons en commun, et mardi nous en boirons une partie et le reste nous le distribuerons". J'approuve, je ne regarde par S. en face.
Il repart et je demande "Tu crois que je dois rapporter ma bouteille ?"
"Mais nonnnnnnn ! On va donner celles qui sont là, t'inquiètes il y en aura suffisamment"
Je prends les 4 qui traînent encore sous la table, et innocemment je vais les déposer dans le bureau de la direction. Elles rejoignent celles qui attendent la distribution. Il y en a tellement, tellement.

Tout à l'heure je recevrai ma bouteille officielle, j'aime le champagne, je suis tombée dans une bonne boîte.